LANTISS

LANTISS

Laboratoire des Nouvelles Technologies de l’Image, du Son et de la Scène

Axes de recherche-création

Le LANTISS accueille de nombreux projet de recherche-création dans le domaine des arts scéniques, initiés par des étudiants des cycles supérieurs, des chercheurs ou par des créateurs et des compagnies en résidence. Trois axes dominent:

Les expériences scéniques tendent de plus en plus à associer l’ensemble de la mécanisation des opérations d’éclairage, de projection et de mixage aux mouvements des performeurs sur scène. Par différents systèmes de détection de mouvements et de présence géographique, le corps agit en tant que contrôleur des opérations, ce qui ouvre un champ d’exploration à des recherches de création tant solo que collective. Il s’agit en fait de « traduire les données corporelles du performeur ou du spectateur (la gestuelle, la position géographique) afin d’initier, de contrôler et de diriger les résultantes visuelles, sonores ou robotiques »(1). De nombreuses applications ont déjà été testées lors de résidences en lutherie numérique, en danse, en théâtre, avec un intérêt croissant pour la gestion en temps réel des données émises/recueillies. Un autre domaine d’exploration concerne la création de nouvelles interfaces corps/machine, utilisant divers senseurs et programmes informatiques.

(1) Robert Faguy

Interface humaine : le corps augmenté, laboratoire d’Emile Beauchemin, étudiant à la maîtrise en littérature et arts de la scène et de l’écran, février 2017. Photo: Catherine Genest.

Ce champ, à la fois théorique et pratique, cherche à explorer les relations du corps à l’espace et plus largement les relations entre le matériel et l’immatériel via la lumière vidéo, la spatialisation sonore ou visuelle, les projections vidéoscéniques[1]… Comment penser la relation à l’image, comment la créer? Par lumière vidéo, on évoque une pratique qui se généralise de mapping lumineux par la vidéo, qui va alors intervenir totalement ou en partie sur la gestion de la lumière, ce qui ouvre une voie très plasticienne à la vidéo.

Les recherches effectuées au sein de ce programme concernent la mise en relation de deux modes de représentation spatio-corporelle, soit les arts dits de présence (théâtre, danse…) et les arts dits médiatiques (cinéma, vidéo et nouveaux médias). Elles remettent également en question la perception cognitive des images et des sons associés aux nouveaux schèmes de diffusion.

Certains projets se concentrent également sur le jeu de l’acteur en confrontation avec ces éléments technologiques, et plus largement avec l’image, le son et l’espace.

Chacune des explorations de la scène numérique intègre un volet réflexif autour des processus de réception associés à cette intégration multi et interdisciplinaire.

Atelier « La scène numérique », mai 2016. Photo: Ludovic Fouquet

L’axe de recherche sur la mécanique de scène consiste à développer des systèmes de contrôle permettant d’œuvrer dans des environnements mobiles et autonomes, à créer des dispositifs mobiles afin qu’ils deviennent des acteurs de la représentation, tout en assumant parfois la projection d’image, de lumière ou de son (utilisation de projecteurs motorisés et de structures pilotables).

Dans cette optique, deux recherches ont été particulièrement développées.  La première est celle entourant le Castelet électronique (2004-2008) : maquette à échelle 10 :1 d’une scène modulable constituée d’une centaine de petits plateaux montés sur vérins hydraulique et permettant de réaliser toutes sortes de simulations dynamiques. Des créateurs (issus des domaines de la marionnette, de l’écriture, de la lumière-vidéo), comme des étudiants se sont emparés de ce plateau pour explorer une écriture scénographique et architecturale basée sur le mouvement et pour en arriver à penser dynamiquement la scène.

Castelet électronique, LANTISS-Laboratoire de vision numérique, Laboratoire de robotique, 2011, présenté dans le cadre de la quadriennale de Prague. Photo: Robert Faguy